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Vers 1875, l’australie était devenue l’un des premiers pays producteurs de
laine, après avoir importé des moutons d’Espagne. A cette époque, de nombreux
basques émigrèrent aux US et en Australie pour trouver travail, indépendance et
richesse. Bien que cette dernière ne fut pas toujours au rendez-vous, ils
gardèrent leur vocation pastorale. Ils étaient venus avec des « petits chiens bleus », les mêmes que ceux qui avaient accompagné les troupeaux de moutons espagnols à travers le monde. Comme en témoignent les photos prises à la fin du XIXème siècle, ces chiens ressemblaient beaucoup aux australian shepherds d’aujourd’hui. Ils étaient capables de conduire les troupeaux sur les vastes plaines de l’Ouest américain et de les protéger contre les prédateurs tels que loups et coyotes. Sur la côte Ouest, les bergers basques et leurs petits chiens bleus devinrent aussi populaires que leurs homologues écossais et leur colleys en Angleterre.
Tout en étant très doués pour la garde et la conduite de troupeaux, ces chiens
étaient très dévoués à leurs maîtres. Ces précieuses qualités, appréciées par
les bergers basques comme par ceux d’autres pays, furent développées par les
bergers américains, qui croisèrent les petits chiens basques avec des races
aussi diverses que le bobtail et, vraisemblablement, l’une des trois races de « collie »,
c’est à dire le bearded collie, le border collie ou encore le colley (source
ASCA). Les rôles respectifs de ces trois dernières races dans la formation de l’australian
shepherd sont encore controversés.
La race
eut des appellations très diverses, telles que berger de Californie, berger
espagnol, berger du Nouveau Mexique, puis finalement, australian
shepherd ou berger
australien
Les
indiens les appelaient « chiens aux yeux de
fantôme » et les vénéraient à cause de la
couleur inhabituelle de leurs yeux, souvent bleus. Selon la légende, ils ne
faisaient aucun mal à ces chiens ni à leurs maîtres. |
Depuis
l’arrivée des premiers sujets sur le continent américain, la race a été
employée à une variété croissante de tâches. L’habileté des « aussies »
ainsi que leur puissance leur permit de porter de lourdes charges et ils firent
merveille grâce à leur agilité, leur obéissance et leur capacité de chiens
d’arrêt. Plus récemment, ils ont révélé leur talents dans des domaines
aussi variés que la recherche et le sauvetage des personnes, la lutte
anti-drogue, l’aide aux aveugles et handicapés. Ils se sont également montrés
aptes dans des disciplines réservées classiquement aux chiens de défense,
comme le Ring (aujourd'hui il est interdit d'exercer avec cette race) et excellent dans d’autres sports canins tels que l’agility ou
l’obédience. Enfin, le berger australien
est un merveilleux chien de compagnie, à condition toutefois qu’on lui offre
la possibilité de s’activer physiquement et psychiquement et qu’on ne lui
impose pas de trop longues périodes de solitude.
Pour en
revenir à l’évolution de la race, sa vocation initiale de chien de travail
sur le troupeau est toujours maintenue aux US, dans les ranchs et fermes.
L’instinct originel est entretenu à travers des compétitions sur troupeaux.
Cette initiative émane des éleveurs américains et du club de race américain,
l’ASCA (Australian
Shepherd Club of America).
Par
ailleurs, l’ASCA
publie une revue bimensuelle, l'Aussie Times,
qui diffuse des informations sur les clubs affiliés, les titres obtenus, des
sujets sur la santé ou la génétique, ainsi que des anecdotes retraçant les
facéties des Aussies.
Ce club est le seul actuellement aux Etats-Unis à encourager le test ADN pour résoudre
les réclamations relatives à la couleur des chiots par rapport à celle de
leurs parents.
L’ASCA
a mi au point plusieurs types de compétitions: pistage, troupeaux, obédience, agility, afin de préserver l’un des atouts majeurs de la race, sa
polyvalence. Des titres de champions sont ainsi décernés dans toutes ces
disciplines, sans privilégier à outrance le seul aspect esthétique.
D’ailleurs, les éleveurs américains retrempent systématiquement les lignées
de beauté avec les lignées de travail, pour associer l’intelligence et
l’instinct de la race et son homogénéité physique. |
En
France, le premier article consacré à l’aussie
fut publié en novembre 1987 dans le magazine Chiens 2000 et les premiers sujets
furent importés d’Angleterre et des Etats-Unis en 1988. A la suite d’un
malentendu relatif à la reconnaissance de la race par la Société
Centrale Canine (SCC),
plusieurs éleveurs amateurs se lancèrent dans son élevage. Hélas, aucun des
sujets importés n’eut le droit d’être inscrit au Livre
des Origines Français (LOF),
pour la bonne raison que la race du berger
australien n’était pas reconnue à l’époque
par la Fédération Cynologique Internationale
(FCI). Fort
heureusement, les éleveurs étaient déjà passionnés et continuèrent sur
leur lancée. Parallèlement, en raison de la vogue que connut l’équitation
« western », des éleveurs de chevaux achetèrent des chevaux américains
L’appellation
officielle de la race au niveau de la Société
Centrale Canine est Australian Shepherd. Le terme de berger
australien utilisé couramment est parfois source
de confusion car il existe une autre race bergère – véritablement originaire
d’Australie, comportant d’ailleurs du sang de dingo, qui
s’appelle le bouvier australien, mais est parfois désignée, à tort, sous le
terme de berger australien.
Note du webmasteur: cette origine de la race serait cependant "fantaisiste" d'après quelques historiens qui ont chercher d'où provenait l'Aussie. Ceci serait donc à prendre au conditionnel.
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